Statues à déboulonner et satut social des parties prenantes

Et si au lieu de déboulonner les statues on virait Bolloré & Cie°, le CFA étrangleur, et les planteurs coloniaux ?

Provocation ou porte d’entrée pour aider à éradiquer les causes profondes ? 

Il y a l’histoire. La connaître l’enseigner et dire ses crimes, qui les a commis.

Dire que si la notion -récente – de crime contre l’humanité  est une avancée décisive elle ne vaut pas absolution pour les antérieurs à son établissement et ses profondes séquelles toujours actives.

La persistance d’un empire colonial français où la ségrégation raciale structure la hiérarchisation sociale en témoigne. L’accès inégalitaire aux services vitaux (eau, santé, éducation, électricité, routes, communications) tout comme dans la période le COVID et les conditions de son combat, construit un ensemble révélateur de la prégnance de ce passé où le racisme et l’asservissement social et culturel ont été les piliers de cette domination et qui garde un ancrage actuel violent (les répressions des luttes sociales dans les DOM TOM sont là pour le montrer.

Les statues qui font l’apologie des assassins posent un problème évident.

Pourrait-on accepter une représentation de Laval ou Pétain à Châteaubriant ou au mont Valérien ?

Pourquoi débaptise-t-on – à juste titre et au prix de lutte politique forte – le nom de l’emblème du massacre de la Commune, Thiers (mais Mac Mahon est curieusement épargné) et devrait-on laisser en vitrine des criminels contre l’humanité tels Bugeaud, Ferry, Faidfherbe etc. ? La question mérite d’être posée.

Reste une question qui n’est pas ou mal posée dans le débat actuel :

Une fois dit et réaffirmé que tous les racismes sont criminels, ne reposant sur aucune bases scientifique crédible, que ses acteurs sont des vecteurs voire acteurs de crimes, tant que la réflexion sur la question du racisme persistera à contourner sa composante essentielle de classe – c’est toujours la partie économiquement dominante qui use de ce criminel artifice pour organiser, imposer, les conditions d’exploitation et de surexploitation de ses victimes pour s’enrichir – , conditions qui pilotent les motivations premières de ses idéologues, la traite négrière et le négoce triangulaire depuis la france en témoigne brutalement, nous ne pourrons en sortir.

Comme part incontournable de lutte contre toutes les ségrégations structurants idéologiquement les rapports sociaux, la lutte contre le racisme est consubstantiel, condition nécessaire mais insuffisante, aux luttes indispensable pour transformer la société et donc éliminer l’exploitation de l’homme par l’homme :! le capitalisme

Ce qui conduit à affirmer haut et fort que les hiérarchisations ou ségrégations pour des raisons d’abord économiques, comme outil de division et de surexploitation, sont trop absentes de l’affrontement en cours.

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