Police-Nation, quel lien républicain ?

La question du lien police-nation se pose comme une des étapes de fond de la réorganisation des sociétés humaines.

Police-Nation, quel lien républicain ?

Les racismes, la violence policière, répressions – souvent au faciès – les impunités légales qui sont le pain quotidien de la domination de classe explosent à la face du monde.

Peut-on se passer d’une organisation comme la police ? Non. Doit-elle rester à mariner dans ce jus putride ultra-sécuritaire et exclusivement répressif où l’extrême droite fait sont lit ? Non !

La suppression du rapport social d’exploitation – l’élimination de l’exploitation – doit sous peine d’échec intégrer la suppression des outils de coercitions qui permettent l’exploitation. Le rôle dévolue à la police par les exploiteurs est au cœur de cette réflexion.

Il est indispensable que la société française dans son ensemble s’empare de cette question pour à la fois combatte les sources du mal mais aussi élaguer toutes les excroissances et surgeons toxiques qui traverse SA police et qui permettent la pérennité de pratiques contraires à la démocratie.

Faire de cette question – quelle police – non pas un débat sécuritaire aux mains des tenants de l’ordre raciste bien souvent fascisants, mais un débat définissant missions, moyens, cadre d’intervention. Cela avec un postulat de départ : soumission totale au pouvoir judiciaire, avec un statut unique, sans marge ou latitude d’indépendance. Un pouvoir judiciaire lui même à démocratiser dans ses cursus, son recrutement dont les universités et écoles qui doivent être purgées des mêmes éléments qui gangrènent la police.

Dès lors, la police ? Quel statut ? Force détachée pour maintenir la prééminence des dominants ou outil de régulation de la vie pacifiée dans la citée et auxiliaire de la justice ?

Ce débat qui dure depuis la purge des CRS de leur composante issue des maquis et la non épuration des forces de la collaboration en son sein n’a jamais eu lieu, c’est à ce moment que Jules Moch a donné ce pli antidémocratique des forces de « l’ordre ».

Police et démocratie sont au cœur d’un débat qui concerne tout le mouvement social.

Avec l’aiguisement de la crise l’explosion de ses effets, ce débat est devenu incontournable et doit être affronté. Sinon rien ne changera.

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